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ANI
A 44 kilomètres à l'est de Kars, la cité médiévale d'Ani est un des « musts»
du voyage en Anatolie orientale. Située à la frontière turco-soviétique, il
est nécessaire d'obtenir une autorisation auprès des services de sécurité à
Kars (se renseiger auprès de l'office du tourisme pour de plus amples détails).
Sur place, les photographies sont interdites.
La façon la plus simple de s'y rendre est de se joindre à uh circuit organisé
(on évitera ainsi les formalités); sinon il est possible de s'y faire conduire
en taxi.
Le site lui-même est fascinant: surgie au milieu de la steppe, la ville semble
irréelle, blottie derrière des remparts qui jadis la: protégèrent des vicissitudes
de l'histoire.
C'est à partir du IX siècle, sous la domination des Bagratides, qu'Ani commence
à faire parler d'elle. Armenienne elle eut à faire face aux invasions seljoukides
et dut se rapprocher de Byzance qui en fit définitivement sa vassale en 1045.
Mais les Turcs devaient bientôt menacer les Byzantins et ils entrèrent victorieux
dans la cite en 1064. Puis ce fut au tour des Georgiens d'intervenir: ils s'emparèrent
de la ville par deux fois afin de la liberer du joug musulman. Mais Ani, redevenue
armenienne au XII siècle, ne connut qu'un court repit car en 1239, les armees
mongoles l'envahirent et elle sombra petit à petit dans l'abandon.
Deux heures de visite sont suffisantes pour s'imprégner de l'atmosphère du
site et y voir les principaux vestiges.
On commence la visite à la porte au Lion, l'une des quatre portes qui permettent
de franchir les puissants remparts construits au X siècle. A l'intérieur, les
églises ne manquent pas puisqu'elles constituent l'intérêt même de l'ancienne
cité, mais c'est la cathédrale qui mérite le plus d'attention. Dépassez l'église
Géorgienne, l'église Saint-Grégoire et celle des Saints-Apôtres pour arriver
devant la cathédrale. Erigée à la fin du X siècle, elle fut restaurée par les
Géorgiens et représente un exemple parfait de l'architecture arménienne.
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