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DIY ARBAKIR
Il faut bien admettre que l'aspect de Diyarbakir n'est pas particulièrement
engageant: à 600 mètres d'altitude, cette ville fortifiée de 200 000 habitants
environ, entourée de remparts, se dresse au milieu d'une steppe monotone que
seul le Tigre vient agrémenter d'un peu de fraÎcheur.
Les Lignes aériennes turques assurent des vols directs .depuis Ankara.
Par ailleurs le train dessert Diyarbakir au départ d'Ankara et des services
d'autocar réguliers relient la ville à Mardin, Malatya, Adyaman et Gaziantep.
Une seule journée suffit pour voir la ville et s'imprégner de son étrange
atmosphère. C'est à Diyarbakir en effet que l'on pourra se mêler aux Kurdes
si l'on n'a pas encore eu l'occasion de traverser leurs villages. Les photographes
feront bien de ne pas prendre de clichés sans en demander au préalable la permission
aux intéressés, car ils pourraient déranger de vieilles croyances. Par ailleurs,
la ville restée très traditionnelle impose une tenue vesti,entaire adéquate.
Par ce qu'elle était au carrefour de l'Anatolie, de la Perse et proche de
la Syrie, Dyiarbakir connut des périodes bien agitées au cours de son histoire:
après avoir été rattachée à l'Empire romain, l'ancienne i,Amida fut le cadre
de violents affrontements contre les Sassanides qui la convoitaient. Lorsqu'elle
devint byzantine, de puissants remparts furent érigés autour de la cité afin
de la défendre cette fois-ci ',des attaques arabes... Mais bien que redoutable,
la citadelle dut .'avouer vaincue et Diyarbakir passa sous le contrôle des infidèles
au milieu du VII siècle.
les remparts constituent l'attraction principale de la ville, qui . aujourd
'hui largement dépassé leurs limites: ils encerclent de leurs puissantes murailles
de basalte noir la vieille ville sur laquelle ;ils s'ouvrent par les portes
de Harput et de Mardin.
Il est préférable d'entreprendre le tour des remparts en louant,une carriole
car la chaleur étouffante qui règne l'été sur la ville transformerait vite la
balade en véritable chemin de croix! Les 6 kilomètres de remparts d'origine
byzantine furent sans arrêt restaurés au cours des siècles ce qui explique leur
excellent état 11 de conservation. Leurs quatre portes principales, la porte
de Harput, la porte d'Urfa, la porte de Mardin et la Yeni Kapi situées aux quatre
points cardinaux, semblent toujours garder jalousement la cité. Au cours de
la promenade, on remarquera les inscriptions et les bas-reliefs seljoukides
et les tours et bastions qui défendaient la ville. Entre la porte de Harput
et la Yeni Kapi, se dresse la citadelle.
De retour à la porte de Harput, on se consacrera à la visite , de la ville;
la Grande Mosquée (Ulu çami) fut érigée en 1091 par un sultan seljoukide. Certaines
parties de l'édifice furent construites grâce au réemploi de matériaux d'époque
byzantine. Faisant corps avec la mosquée, une école coranique, la médresa Mesudiye
mérite également un coup d'œil.
On se dirigera ensuite vers la Zincirli Médresa aujourd'hui 1ransformée en
musée: les cellules de cette ancienne école théologique abritent désormais des
antiquités sassanides, romaines, byzantines et ottomanes...
On ne quittera pas Diyarbakir sans se promener le long de son avenue principale,
la Gazi Caddesi, qui mène au cœur de la ville et le long des rues Inonü et Izzet
Pasa, proches de la porte de Harput, ou sont réunis la plupart des commerces
et des restaurants.
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