Diyarbakir

VILLES

» ADANA
» ADIYAMAN
» ALANYA
» AMASYA
» ANI
» ANKARA
» ANTAKYA
» APHRODISIAS
» AYVALIK
» BEHRAMKALE
» BODRUM
» BOGAZKALE
» BURSA
» CANAKKALE
» CAPPADOCE
» DATCA
» DIVRIGI
» DIYARBAKIR
» DOGUBAYAZIT
» EDIRNE
» EGRIDIR
» EPHESE
» ERZURUM
» GAZIANTEP
» ISTANBUL
» IZMIR
» IZNIK
» PERGAME
» KAYSERI
» KONYA
» KUSADASI
» LALYCIE
» MARDIN
» MARMARIS
» MERSIN
» NEMRUT DAGI
» NIDGE
» PAMPHYLIE
» PAMUKKALE
» SIVAS
» SINOP
» TRABZON
» URFA
» VAN
» SILFKE
» SAMSUN


Partenaires

Voyage Espagne
Voyage en Turquie
Voyage en Grèce
voyage tunisie
Tourisme Chypre
Maroc Tourisme
Azemmour
Webmaster
 

DIY ARBAKIR

Il faut bien admettre que l'aspect de Diyarbakir n'est pas particulièrement engageant: à 600 mètres d'altitude, cette ville fortifiée de 200 000 habitants environ, entourée de remparts, se dresse au milieu d'une steppe monotone que seul le Tigre vient agrémenter d'un peu de fraÎcheur.

Les Lignes aériennes turques assurent des vols directs .depuis Ankara. Par ailleurs le train dessert Diyarbakir au départ d'Ankara et des services d'autocar réguliers relient la ville à Mardin, Malatya, Adyaman et Gaziantep.

Une seule journée suffit pour voir la ville et s'imprégner de son étrange atmosphère. C'est à Diyarbakir en effet que l'on pourra se mêler aux Kurdes si l'on n'a pas encore eu l'occasion de traverser leurs villages. Les photographes feront bien de ne pas prendre de clichés sans en demander au préalable la permission aux intéressés, car ils pourraient déranger de vieilles croyances. Par ailleurs, la ville restée très traditionnelle impose une tenue vesti,entaire adéquate.

Par ce qu'elle était au carrefour de l'Anatolie, de la Perse et proche de la Syrie, Dyiarbakir connut des périodes bien agitées au cours de son histoire: après avoir été rattachée à l'Empire romain, l'ancienne i,Amida fut le cadre de violents affrontements contre les Sassanides qui la convoitaient. Lorsqu'elle devint byzantine, de puissants remparts furent érigés autour de la cité afin de la défendre cette fois-ci ',des attaques arabes... Mais bien que redoutable, la citadelle dut .'avouer vaincue et Diyarbakir passa sous le contrôle des infidèles au milieu du VII siècle.

les remparts constituent l'attraction principale de la ville, qui . aujourd 'hui largement dépassé leurs limites: ils encerclent de leurs puissantes murailles de basalte noir la vieille ville sur laquelle ;ils s'ouvrent par les portes de Harput et de Mardin.

Il est préférable d'entreprendre le tour des remparts en louant,une carriole car la chaleur étouffante qui règne l'été sur la ville transformerait vite la balade en véritable chemin de croix! Les 6 kilomètres de remparts d'origine byzantine furent sans arrêt restaurés au cours des siècles ce qui explique leur excellent état 11 de conservation. Leurs quatre portes principales, la porte de Harput, la porte d'Urfa, la porte de Mardin et la Yeni Kapi situées aux quatre points cardinaux, semblent toujours garder jalousement la cité. Au cours de la promenade, on remarquera les inscriptions et les bas-reliefs seljoukides et les tours et bastions qui défendaient la ville. Entre la porte de Harput et la Yeni Kapi, se dresse la citadelle.

De retour à la porte de Harput, on se consacrera à la visite , de la ville; la Grande Mosquée (Ulu çami) fut érigée en 1091 par un sultan seljoukide. Certaines parties de l'édifice furent construites grâce au réemploi de matériaux d'époque byzantine. Faisant corps avec la mosquée, une école coranique, la médresa Mesudiye mérite également un coup d'œil.

On se dirigera ensuite vers la Zincirli Médresa aujourd'hui 1ransformée en musée: les cellules de cette ancienne école théologique abritent désormais des antiquités sassanides, romaines, byzantines et ottomanes...

On ne quittera pas Diyarbakir sans se promener le long de son avenue principale, la Gazi Caddesi, qui mène au cœur de la ville et le long des rues Inonü et Izzet Pasa, proches de la porte de Harput, ou sont réunis la plupart des commerces et des restaurants.