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ERZURUM
Ville de l'extrême Anatolie, Erzurum est située à 1950 m d'altitude au centre
d'une steppe désolée et battue par les vents, qui connaÎt des hivers rudes aux
températures particulièrement basses.
Le plus rapide et le moins fatiguant consiste à se rendre , à Erzurum en
avion: les Lignes aériennes turques couvrent le trajet quotidiennement en un
peu plus d'une heure depuis Ankara Le train relie également la ville à Ankara
et Kars, mais en raison de sa lenteur on lui préférera l'autocar qui assure
de nombreuses liaisons avec Ankara, Sivas, Kars, Agri, Trabzon, Van et Diyarbakir.
L'antique Theodosiopolis byzantine se fit surtout connaÎtre en tant que bastion
voué â la défense de l'Empire. Elle fut cependant conquise d'abord par les Perses,
puis plusieurs fois par les Arabes, mais â chaque fois elle fut reprise par
les troupes byzantines, tenaces. A la fin du X siècle, elle passa sous contrôle
arménien, mais les Seljoukides devaient se l'approprier définitivement un siècle
plus tard, apres la bataille de Mantzikert en 1071. Elle ne devint ottomane
qu'en 1515, longtemps après que les armées de Tamerlan l'ait asservie au tout
début du XV siècle.
A vrai dire, Erzurum n'est guère une cité synonyme de vacani. mais elle peut
se révéler être une étape nécessaire au cours un voyage dans l'Est anatolien,
et passionner les amateurs d'art Ijoukide et de loisirs studieux.
La vieille ville entourée de remparts a conservé quelques monu~ts islamiques
qui retiendront l'attention.
L'Ulu Çami, la Grande Mosquée, est aussi la plus vieille de ville. Elle fut
construite à la fin du XII siècle.
La Cifte Minare Medresesi est une ancienne école coranique XIIIe siècle,
aujourd'hui transformée en musée. Elle se caractrise par deux minarets cannelés
décorés de faÏences, dont elle ire d'ailleurs son nom. Son portail richement
travaillé est tout 1ussi admirable.
A deux pas, l'Hatuniye Türbesi, l'élégant tombeau de la fille ",,'uri
sultan, est un très bel exemple de l'architecture du XIIIe siècle.
Plus loin, l'Emir Sultan Türbesi, construit au XIIe siècle se ;kémarque quant
à lui par la finesse de ses décorations.
On notera, face à la Grande Mosquée, les vestiges de la citadelle, peu explicites.
Bien que moins coloré que d'autres, le bazar d'Erzurum mérite cependant qu'on
lui rende une petite visite afin de se plonger dans son atmosphère marchande,
mais surtout pour y décou;~vrir les populations des environs venues y faire
quelques I emplettes.
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