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Troisième ville de Turquie avec ses deux millions d'habitants, Izmir est
aussi la plus méditerranéenne des grandes villes turques et le deuxième port
commercial du pays après Istanbul. Ville résolument moderne, elle fut entièrement
reconstruite après l'important incendie qui la ravagea en 1922. Elle séduit
cependant par son aspect méridional et ses larges avenwes bordées de palmiers.
Bien que ses plages n'aient guère d'attrait, Izmir a l'avantage de réunir
un aéroport international et un port ou viennent mouiller ferries et bateaux
de croisière. Vous aurez donc peut-être le privilège d'arriver directement sur
la côte méditerranéenne par Izmir grâce à un des nombreux vols charters qui
y atterrissent chaque été, ou mieux encore de découvrir la ville de la mer si
vous avez choisi un transport maritime.
Pour raIlier Izmir de l'intérieur, tous les moyens de transport sont possibles:
l'avion dessert Izmir quotidiennement depuis Istanbul et Ankara; le train assure
les liaisons avec Denizli, Ankara et Bandirma; l'autocar, toujours plus pratique,
dessert toutes les grandes villes à partir de l'otogar située au nord-est de
la ville.
Izmir, en dehors de sa situation agréable au fond d'un golfe, n'a guère de
curiosités à offrir au voyageur. Une journée suffira donc amplement pour voir
les principaux centres d'intérêt auxquels on se rendra en taxi ou en bus tant
la ville est étendue.
L'agora : les vestiges actuels sont ceux de l'agora que Marc-Aurèle
fit reconstruire après le tremblement de terre de 178. Il ne reste de l'immense
place que quelques portiques qui donneront cependant une juste idée de la façon
dont pouvait être agencé ce vaste marché.
Le bazar et la tour de l'Horloge : symbole d'Izmir, présente
sur toutes les bonnes cartes postales, la tour de l'Horloge, située place Konak,
se dresse face à la mer et accueille les passagers qui débarquent des ferries
puisqu'elles se situe à proximité du port; si vous arrivez par bateau, vous
ne pourrez donc pas la manquer.
On pourra déambuler sur le front de mer, lieu privilégié de promenade pour
les habitants de la ville, avant de s'engager dans la Anafartalar Caddesi et
les ruelles avoisinantes ou se déploie le bazar: c'est ici que l'animation de
la ville atteint son maximum et on pourra même y déjeuner. Des petits restaurants
y proposent en effet des menus bon marché et de bonne qualité.
Le musée Archéologique: situé près de la place Konak, présente une intéressante
collection d'a.ntiquités des civilisations ouest-anatoliennes: on y verra surtout
de très belles antiquités romaines Le parc de la Culture: est situé en Plein
centre ville. C'est dans son enceinte que se tient chaque année la Foire internationale
d'Izmir.
AUX ENVIRONS
- Manisa : à 40 km d'Izmir, l'ancienne Magenise de Sipyle est désormais
une charmante bourgade, oules monuments seljoukides et ottomans témoignent encore
du passé prestigieux que cette ville vécut dès le XV siècle.
La ville est agréablement située au cœur d'une fertile région agricole ou
l'on cultive la vigne, pour le vin certes, mais surtout pour les fameux raisins
secs de Smyrne dont on se régalera.
Auparavant, elle s'était fait connaÎtre au moment de la prise du pouvoir
à Constantinople par les Croisés: la chute de Byzance et la création de l'Empire
latin d'Orient avait contraint les basilei à venir y trouver refuge. Ils en
firent leur capitale et une citadelle y fut érigée.
Après le retour du pouvoir byzantin, ce furent les Turcs seljoukides qui
permirent à la cité de se développer: l'émir Saruhan en fit sa capitale et la
ville commença à prospérer et à se couvrir de somptueux monuments.
Devenue ottomane, elle conservera un certain privilège auprès des sultans
qui l'embellirent de nombreuses mosquées.
On y verra: l'Ulu Cami, la Grande Mosquée, construite au XIV- siècle; la
Muradiye Cami, du XVI siècle; le musée Archéologique, logé dans sa médresa,
qui regroupe d'intéressants objets retrouvés au cours des fouilles de Sardes.
La Sultan Cami fut érigée au XIV- siècle sur la demande de la sultane Ayse,
mère de Soliman le Magnifique. On y célèbre chaque année en avril la fête du
« mesir »au cours de laquelle on consomme des sucreries faites de quarante-et-un
aromates différents.
- Çesme : la péninsule de Çesme est un agréable but d'excursion.
Sa campagne agricole et ses côtes séduiront pour leur pittoresque, mais c'est
surtout la station balnéaire de Çesme qui retiendra les amateurs de plage et
de repos au soleil. Quelques hôtels-clubs de choix se sont installés le long
d'une magnifique plage bien protégée et le village, sympathique, a conservé
sa vieille forteresse du XV- siècle. On pourra également se rendre en bateau,
depuis le port, à l'Île grecque de Chios.
- Sardes: située à 90 km d'Izmir, l'ancienne capitale lydienne,
construite sur les bords de la rivière Pactole, mérite qu'on lui consacre une
bonne demi-journée de visite.
On choisira de s'y rendre tôt le matin en raison de la chaleur qui s'abat
sur les ruines à partir de midi.
Capitale des rois lydiens, dont le plus célèbre fut Crésus, c'est dans ses
murs que furent battues les premières pièces de monnaie et que la légende du
riche Crésus s'installa. Il fut malheureusement vaincu par les Perses en 546
av. J.-C La ville subit de gros dégâts au moment de la révolte ionienne contre
les Perses, mais Alexandre le Grand contribua plus tard à sa reconstruction.
Après avoir appartenu aux Séleucides, la ville revint aux rois de Pergame, avant
de devenir romaine, et d'être embellie des monuments dont les vestiges sont
parvenus jusqu'à nous.
Parmi les ruines éparpillées, on s'intéressera au temple d'Artémis, situé
au sud du village, dont on remarquera surtout l'autel puis on se dirigera vers
le gymnase et la synagogue.
Au bout de la voie romaine qui devait être bordée de boutiques, on peut reconnaÎtre
les vestiges d'une ancienne basilique transformée en synagogue. Juste à côté,
la cour de marbre permet d'accéder au gymnase, impressionnant avec son portique
à deux étages.
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