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IZNIK (NICEE)
Située sur la rive sud de la mer de Marmara, Iznik entourée de vergers, de
champs de blé et de vignes, se dresse non loin du grand lac qui porte son nom,
l'Iznik Golü.
Le plus agréable pour se rendre à Iznik est de prendre le bateau d'Istanbul
à Yalova puis l'autocar. Par autocars, liaison avec Bursa, Izmir et Istanbul.
De l'ancienne Nicée, il ne reste à vrai dire pas grand chose, mais le charme
tranquille de cette bourgade méritp. qu'on lui consacre un moment; on pourra
séjourner dans un des hôtels du bord du lac et y déguster de fameux poissons.
Si les lointaines origines de la cité semblent remonter
au 1er millénaire av. J.-c., on sait seulement avec certitude qu'elle fut aménagée
en 316 av. J.-c., après la conquête d'Alexandre le Grand, par Antigone qui la
nomma Antigonia. Son successeur lui donna ensuite le nom de son épouse, Nikea,
puis elle devint capitale de la Bithynie jusqu'à la fondation d'Izmit (Nicomédie).
Sous la domination romaine, elle se développa intensément avant d'être totalement
dévastée par les Perses, puis par les hordes de Goths.
Elle retrouva cependant une place importante sous l'Empire
byzantin lorsqu'elle accueillit le célèbre concile œcuménique de 325 et se couvrit
de monuments. Elle sut vaillamment résister aux raids arabes, mais tomba aux
mains des Turcs qui la baptisèrent Iznik à la fin du XIe siècle.
Les Croisés la délivrèrent cependant des infidèles,
puis elle devint capitale de l'Empire byzantin au cours de l'occupation de Constantinople
par les Latins. A la suite de la prise de Bursa par les Ottomans, Iznik dut
se rendre à Orhan qui en fit pour un temps la capitale du nouvel Empire. Au
XVI siècle, le sultan Sélim 1er y fit déplacer les artistes de la région d'Azerbaidjan,
apportant ainsi à la vieille cité une tradition de la céramique et de la faience
qu'elle a conservée jusqu'à nos jours.
La ville, ceinturée par de puissants remparts érigés sous les Byzantins,
a conservé une atmosphère d'antan que renforcent ses quelques élégants monuments.
La Yenisehir Kapisi, au sud, est la plus belle porte de la ville, avec ses
trois entrées successives. Elle ouvre sur l'Atatürk Caddesi que l'on empruntera
afin de se rendre au centre ville. Chemin faisant, on pourra bifurquer sur la
gauche afin d'aller voir l'ancien théâtre romain dont il ne reste que peu de
choses.
Au centre de la ville, on verra tout d'abord les vestiges de l'église Sainte-Sophie
ou eut lieu le concile œcuménique de 787de cette époque, elle n'a conservé qu'un
pavement en mosaÏque et des fresques. Transformée par la suite en mosquée, elle
fut décorée de faÏences émaillées.
En suivant la rue principale qui traverse la ville d'est en ouest, on se
dirigera à l'est vers la Haci Ozbek Cami, une des plus vieilles mosquées de
la ville, puis vers la Yesil Cami: érigée en 1492, cette mosquée est remarquable
pour son porche de marbre blanc et son minaret décoré de briques vernissées.
Un peu plus loin, le musée, installé dans le Nilüfer Hatun Imareti, ancien hospice
du XIV' siècle, présente des objets d'origine romaine et byzantine, découverts
au cours de fouilles entreprises dans la région.
On terminera la visite d'Iznik en se dirigeant vers la porte Lefke, constituée
elle aussi de trois entrées, et on pourra entreprendre, si l'on dispose d'assez
de temps, de longer les remparts jusqu'à la porte d'Istanbul, la mieux conservée
de toutes et située au nord de la ville.
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