Iznik

VILLES

» ADANA
» ADIYAMAN
» ALANYA
» AMASYA
» ANI
» ANKARA
» ANTAKYA
» APHRODISIAS
» AYVALIK
» BEHRAMKALE
» BODRUM
» BOGAZKALE
» BURSA
» CANAKKALE
» CAPPADOCE
» DATCA
» DIVRIGI
» DIYARBAKIR
» DOGUBAYAZIT
» EDIRNE
» EGRIDIR
» EPHESE
» ERZURUM
» GAZIANTEP
» ISTANBUL
» IZMIR
» IZNIK
» PERGAME
» KAYSERI
» KONYA
» KUSADASI
» LALYCIE
» MARDIN
» MARMARIS
» MERSIN
» NEMRUT DAGI
» NIDGE
» PAMPHYLIE
» PAMUKKALE
» SIVAS
» SINOP
» TRABZON
» URFA
» VAN
» SILFKE
» SAMSUN


Partenaires

Voyage Espagne
Voyage en Turquie
Voyage en Grèce
voyage tunisie
Tourisme Chypre
Maroc Tourisme
Azemmour
Webmaster
 

IZNIK (NICEE)

Située sur la rive sud de la mer de Marmara, Iznik entourée de vergers, de champs de blé et de vignes, se dresse non loin du grand lac qui porte son nom, l'Iznik Golü.

Le plus agréable pour se rendre à Iznik est de prendre le bateau d'Istanbul à Yalova puis l'autocar. Par autocars, liaison avec Bursa, Izmir et Istanbul.

De l'ancienne Nicée, il ne reste à vrai dire pas grand chose, mais le charme tranquille de cette bourgade méritp. qu'on lui consacre un moment; on pourra séjourner dans un des hôtels du bord du lac et y déguster de fameux poissons.

Si les lointaines origines de la cité semblent remonter au 1er millénaire av. J.-c., on sait seulement avec certitude qu'elle fut aménagée en 316 av. J.-c., après la conquête d'Alexandre le Grand, par Antigone qui la nomma Antigonia. Son successeur lui donna ensuite le nom de son épouse, Nikea, puis elle devint capitale de la Bithynie jusqu'à la fondation d'Izmit (Nicomédie). Sous la domination romaine, elle se développa intensément avant d'être totalement dévastée par les Perses, puis par les hordes de Goths.

Elle retrouva cependant une place importante sous l'Empire byzantin lorsqu'elle accueillit le célèbre concile œcuménique de 325 et se couvrit de monuments. Elle sut vaillamment résister aux raids arabes, mais tomba aux mains des Turcs qui la baptisèrent Iznik à la fin du XIe siècle.

Les Croisés la délivrèrent cependant des infidèles, puis elle devint capitale de l'Empire byzantin au cours de l'occupation de Constantinople par les Latins. A la suite de la prise de Bursa par les Ottomans, Iznik dut se rendre à Orhan qui en fit pour un temps la capitale du nouvel Empire. Au XVI siècle, le sultan Sélim 1er y fit déplacer les artistes de la région d'Azerbaidjan, apportant ainsi à la vieille cité une tradition de la céramique et de la faience qu'elle a conservée jusqu'à nos jours.

La ville, ceinturée par de puissants remparts érigés sous les Byzantins, a conservé une atmosphère d'antan que renforcent ses quelques élégants monuments.

La Yenisehir Kapisi, au sud, est la plus belle porte de la ville, avec ses trois entrées successives. Elle ouvre sur l'Atatürk Caddesi que l'on empruntera afin de se rendre au centre ville. Chemin faisant, on pourra bifurquer sur la gauche afin d'aller voir l'ancien théâtre romain dont il ne reste que peu de choses.

Au centre de la ville, on verra tout d'abord les vestiges de l'église Sainte-Sophie ou eut lieu le concile œcuménique de 787de cette époque, elle n'a conservé qu'un pavement en mosaÏque et des fresques. Transformée par la suite en mosquée, elle fut décorée de faÏences émaillées.

En suivant la rue principale qui traverse la ville d'est en ouest, on se dirigera à l'est vers la Haci Ozbek Cami, une des plus vieilles mosquées de la ville, puis vers la Yesil Cami: érigée en 1492, cette mosquée est remarquable pour son porche de marbre blanc et son minaret décoré de briques vernissées. Un peu plus loin, le musée, installé dans le Nilüfer Hatun Imareti, ancien hospice du XIV' siècle, présente des objets d'origine romaine et byzantine, découverts au cours de fouilles entreprises dans la région.

On terminera la visite d'Iznik en se dirigeant vers la porte Lefke, constituée elle aussi de trois entrées, et on pourra entreprendre, si l'on dispose d'assez de temps, de longer les remparts jusqu'à la porte d'Istanbul, la mieux conservée de toutes et située au nord de la ville.