Konya

VILLES

» ADANA
» ADIYAMAN
» ALANYA
» AMASYA
» ANI
» ANKARA
» ANTAKYA
» APHRODISIAS
» AYVALIK
» BEHRAMKALE
» BODRUM
» BOGAZKALE
» BURSA
» CANAKKALE
» CAPPADOCE
» DATCA
» DIVRIGI
» DIYARBAKIR
» DOGUBAYAZIT
» EDIRNE
» EGRIDIR
» EPHESE
» ERZURUM
» GAZIANTEP
» ISTANBUL
» IZMIR
» IZNIK
» PERGAME
» KAYSERI
» KONYA
» KUSADASI
» LALYCIE
» MARDIN
» MARMARIS
» MERSIN
» NEMRUT DAGI
» NIDGE
» PAMPHYLIE
» PAMUKKALE
» SIVAS
» SINOP
» TRABZON
» URFA
» VAN
» SILFKE
» SAMSUN


Partenaires

Voyage Espagne
Voyage en Turquie
Voyage en Grèce
voyage tunisie
Tourisme Chypre
Maroc Tourisme
Azemmour
Webmaster
 

KONYA

Connue pour son intégrisme religieux et pour ses célèbres derviches tourneurs, Konya est en quelque sorte la ville sainte de la Turquie. Située en plein cœur de la steppe, elle vit essentiellement de l'agriculture des céréales et d'une petite industrie d'implantation récente.

Seuls la route et le chemin de fer permettent d'arriver  à Konya. Le train, lent et toujours aussi peu ponctuel, relie la ville à Istanbul, Ankara et Izmir; mais on choisira d'utiliser l'autocar pour la fréquence de ses services et sa rapidité avec les villes d'Ankara, Izmir, Istanbul, Nev~ehir, Silifke, Antalya, Adana, etc.

Les ruines de Çatal Hoyuk, proches de Konya, attestent de l'occupation de cette région par les Hittites. A Konya même on a retrouvé les traces d'une occupation phrygienne il partir de 1200 av. J.-C. La ville phrygienne paraÎt avoir été détruite au cours du VII siècle par les Cimmériens avant de devenir lydienne, puis perse et macédonienne.

A la mort d'Alexandre le Grand, elle appartint aux rois séleucides, puis aux rois de Pergame, qui la léguèrent aux Romains en 133 avant J .c. Ces derniers s'attachèrent il y construire de nombreux monuments.

Certains apôtres vinrent y prêcher au début du christianisme, et c'est sous l'Empire byzantin qu'elle devint le siège d'un évêché important. Les raids arabes ne l'épargnèrent cependant pas du VII au IX siècle, et elle finit par tomber entre les mains des Seljoukides, qui en firent la capitale du sultanat de Roum au cours du XI" siècle C'est au XIII siècle que se développa un courant mystique apporté dans la vieille cité par un adepte du soufisme et un grand poète, Mevlâna CelâleddÎn Rumi, qui créa l'ordre des derviches tourneurs dont la renommée parcourut l'ensemble du monde musulman.

Konya fut cependant occupée par les Mongols, avant de revenir aux sultans de Karaman au début du XV siècle. Elle devait bientôt passer sous le contrôle total des Ottomans, lorsque Mehmet le Conquérant s'en rendit maÎtre en 1467.

Konya baigne toujours aujourd'hui dans un bain de mysticisme et, le fanatisme religieux connaissant comme partout un certain regain, on peut dire qu'à Konya il est ressenti, plus qu'ailleurs, avec une réelle force. A Konya, on ne badine pas avec les préceptes du Coran et le Ramadan y est suivi avec beaucoup de rigueur. Le visiteur veillera donc ici, encore plus qu'ailleurs, à respecter les traditions locales et surtout à ne pas choquer par son attitude.

Malgré son austérité, la ville possède beaucoup de caractère et les amateurs d'architecture seljoukide consacreront deux journées à la découverte de ses monuments. Ceux-ci sont pour la plupart fermés le lundi et une tenue correcte est exigée à leur entrée.

A ne pas manquer, la spécialité culinaire de la ville, le jirin Kebab ou mouton rôti au four.

On commencera la visite de Konya par le Tekke de Mevlâna , principal attrait de la ville: l'ancien couvent des derviches tourneurs transformé en musée d'Art islamique est resté un lieu de pèlerinage très fréquenté des musulmans qui viennent se recueillir devant le tombeau du saint homme.

Dans la salle principale, on verra, outre le cénotaphe de Mevlâna, plusieurs tombeaux appartenant à des membres de sa famille. Sont exposés dans le musée des vêtements, des instruments de musique utilisés pour la danse, des tapis, des livres calligraphiés.. .

Juste en face du musée se dresse la mosquée Selimiye, que fit construire Soliman le Magnifique au XVIe siècle.

On se dirigera ensuite à pied par la rue Mevlâna vers le bazar ou l'on pourra flâner un long moment avant de se rendre en taxi au musée Archéologique. Celui-ci présente une belle collection d'antiquités grecques et romaines.

Face au musée, se dresse la Sahip Ata Cami, dont le portail de style seljoukide rappelle qu'elle fut construite au XIIIe siècle.

En suivant Ressam Sami Sokak, on arrive ensuite devant une ancienne école coranique qui abrite désormais le musée des Monuments funéraires. Originaire du XIIIe siècle, ce bâtiment est surtout remarquable pour son portail richement ouvragé. A l'intérieur du Sirçali Medresesi, sont exposés des pierres tombales seljoukides et des monuments funéraires ottomans.

En poursuivant Ressam Sami Sokak, on débouche bien vite sur la colline du parc Alaedin que domine la mosquée du même nom. cette ravissante construction date du XIIIe siècle et fut érigée sur les ordres d'Alaedin Keykubat par un architecte de Damas, ce qui explique son style si particulier pour la région. Son intérieur, récemment restauré, est de toute beauté: le minbar tout en bois sculpté et le mirhab constitué de différentes sortes de marbre sont de pures merveilles.

L'ordre des derviches tourneurs, fondé au XIII" siècle par Mevlâna, est basé sur le principe de l'union avec Dieu. Celle-ci est atteinte au moyen d'une danse qui répond il tout un ensemble de symboles: le blanc du vêtement des derviches représente le deuil, le noir de leur manteau, la tombe, leur toque symbolise la pierre tumulaire...

La danse elle-même est constituée d'un mouvement giratoire au cours duquel les derviches tournent sur eux-mêmes, les bras tendus, une paume dirigée vers le sol, l'autre vers le ciel, en signe de communion avec Dieu. Cette cérémonie n'a plus lieu aujourd'hui qu'une fois par an au cours du festival de Mevlâna qui se tient chaque année en décembre. Cette limitation fut instaurée par les réformes qu'Atatürk promulga et qui considéraient le mouvement des derviches tourneurs incompatible avec l'ouverture de la Turquie au monde contemporain.

Au nord du parc Alaedin, après avoir traversé l'avenue circulaire Alaedin, on ne manquera pas d'aller visiter le Büyük Karatay Medresesi , un ancien séminaire du XIII' siècle, dont l'intérieur décoré de magnifiques fai"ences est un véritable chefd'œuvre. Transformé en musée des céramiques, la vénérable institution protège également d'intéressantes collections de fai"ences émaillées provenant des palais seljoukides de Bey~ehir.

On terminera la visite par l'Ince Minare Medresesi qui se trouve ci l'ouest du parc sur l'avenue Alaedin: cette ancienne école coranique devenue musée de la sculpture sur bois et sur pierre, possède un superbe portail tout en arabesques. A l'intérieur, sont exposées diverses sculptures d'inspiration animale et humaine datant pour la plupart d'époque seljoukide.

AUX ENVIRONS

Çatal Hüyük : les passionnés d'archéologie ne pourront manquer d'aller rêver sur les vestiges de Çatal Hüyük, l'une des premières villes du monde, qui aurait été construite vers 6500 av J.-C.

Les autres seront bien déçus devant l'état du champ de fouilles, toutes les découvertes ayant été transportées au musée des Civilisations anatoliennes d'Ankara: ils priviligieront donc la visite de ce fabuleux musée qui leur apportera davantage d'éléments concernant le degré d'évolution de cette prestigieuse civilisation du Néolithique.