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Isolée des grandes routes touristiques, Mardin est une tranquille bourgade
qui domine, du haut de ses 1325 mètres, les vastes plaines brfilées de soleil
s'ouvrant vers la Syrie.
seul l'autocar permet d'y arriver et d'en repartir: des services réguliers
sont assurés avec Diyarbakir et Urfa.
Cette ville frontalière connut bien des vicissitudes
au cours de son histoire: si rien de particulier ne la distingue au cours de
l'occupation romaine, elle se fit connaÎtre sous l'Empire byzantin, lorsqu'elle
commença à subir les attaques des raids arabes auxquelles elle finit par succomber
en 640, malgré la position défensive de sa forteresse.
Les Arabes occupèrent Mardin jusqu'à ce que les Seljoukides
les en délogent au XII" siècle. Ce fut ensuite au tour des Mongols de tenter
de se rendre maÎtres de la place qu'ils investirent finalement au XIV"
siècle. Les Perses réussirent ensuite à la gouverner jusqu'à ce que le sultan
Sélim 1er l'incorpore définitivement à l'Empire ottoman en 1516, après une année
de résistance.
Revenue pour un long moment à la paix, Mardin connut
ensuite de violents combats en 1832 au moment de la révolte des Kurdes
Cette sauvage contrée séduira les amateurs d'insolite que l'inconfort des
hôtels ne rebute pas; les autres pourront en revanche prévoir d'y passer une
journée seulement en conservant Diyarbakir comme port d'attache.
Mardin a conservé les traces du passage de tous ses maÎtres successifs, ainsi
que celles des chrétiens d'Assyrie qui s'y établirent.
On commencera la découverte de la ville par la Grande Mosquée, Ulü Cami,
qui se dresse pres de la Cumhuriyet Meydani:elle fut fondée au XIe siècle par
les Seljoukides.
Non loin de là, on consacrera davantage de temps à la principale curiosité
de la ville, la Sultan Isa Medresesi : cette école coranique de la fin du XIVe
siècle est surtout réputée pour son portail finement ouvragé, mais l'intérieur
n'est pas dp.pourvu d'intérêt.
on y verra une petite mosquée et de paisibles cours intérieures. La citadelle,
qui semble toujours défendre la ville, est accessible par un sentier qui gravit
la colline. La construction en ellemême n'a guère d'intérêt mais la vue sur
la région mérite les efforts fournis au cours de l'ascension.
AUX ENVIRONS
- Deir uz Zafaran : ce monastère situé à 7 kilomètres de la ville est
un vivant témoignage de la présence des chrétiens syrienorthodoxes dans la région.
Appelé le monastère du safran en raison de la couleur ocre de ses murs, il est
encore occupé de nos jours par un petit groupe de moines, mais il est possible
de le visiter: on peut y voir l'église qui date du VIlle siècle et les tombeaux
des patriarches.
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