Pamphylie

VILLES

» ADANA
» ADIYAMAN
» ALANYA
» AMASYA
» ANI
» ANKARA
» ANTAKYA
» APHRODISIAS
» AYVALIK
» BEHRAMKALE
» BODRUM
» BOGAZKALE
» BURSA
» CANAKKALE
» CAPPADOCE
» DATCA
» DIVRIGI
» DIYARBAKIR
» DOGUBAYAZIT
» EDIRNE
» EGRIDIR
» EPHESE
» ERZURUM
» GAZIANTEP
» ISTANBUL
» IZMIR
» IZNIK
» PERGAME
» KAYSERI
» KONYA
» KUSADASI
» LALYCIE
» MARDIN
» MARMARIS
» MERSIN
» NEMRUT DAGI
» NIDGE
» PAMPHYLIE
» PAMUKKALE
» SIVAS
» SINOP
» TRABZON
» URFA
» VAN
» SILFKE
» SAMSUN


Partenaires

Voyage Espagne
Voyage en Turquie
Voyage en Grèce
voyage tunisie
Tourisme Chypre
Maroc Tourisme
Azemmour
Webmaster
 

LA PAMPHYLIE (golfe d'Antalya)

Une semaine de séjour à Antalya est nécessaire si l'on veut découvrir les sites les plus importants de l'antique Pamphylie, qui sont disséminés dans toute la région du golfe d'Antalya.

C'est à partir du VIlle siècle av. J.-C. que la côte commença à être colonisée par des peuplades venues de l'ouest anatolien. La première Pamphylie vit le jour avec l'érection de Perge, Aspendos, Side, Phaselis, puis elle passa sous contrôle lydien au cours du VIe siècle. Après la défaite de Crésus contre les Perses, la Pamphylie fut dominée par le nouvel envahisseur jusqu'à ce qu'Alexandre le Grand la conquière en 334 av. J.-C. tout en laissant aux cités leur souveraineté. A la mort du grand conquérant, la région fut disputée par les Séleucides, les Ptolémées d'Egypte et les Attalides, détenteurs du royaume de Pergame. Ces derniers sortirent vainqueurs de cette querelle territoriale sans pour autant réussir à contrôler toutes les villes, à l'exemple de Side. L'arrivée des Romains permit une réunification de la région qui profita alors d'une grande prospérité dès la fin du ne siècle avant J .-c. Les cités se couvrirent alors des fabuleux monuments que l'on peut encore voir aujourd'hui.

Cette grande période de gloire et de richesse passée, la Pamphylie subit, à l'époque byzantine, de nombreux raids arabes, puis les attaques des corsaires de Rhodes, Venise et Gênes, avant d'être visitée par les Croisés, puis conquise par les Turcs.

Perge

A seulement 15 kilomètres d' Alanya,le visiteur sera déjà plongé dans l'histoire. La plupart des vestiges sont bien conservés et témoignent de l'importance qu'eut cette grande cité sous la domination romaine à partir du Ile siècle av. J .-C. Elle adopta le christianisme dès le IVe siècle et en devint l'un des foyers actifs.

Comptez 2 heures de visite environ.

On commencera la visite par le théâtre que l'on découvre, construit à flanc de colline et formidablement bien conservé. Il pouvait contenir 15 000 spectateurs.

Le stade, dont on obtient une vue d'ensemble du haut des gradins du théâtre, mesure 234 m de long sur 36,5 m de large. Il était utilisé à la fois comme arène et comme stade.

Une allée conduit ensuite vers la ville basse ou sont réunis les t>âtiments principaux. Passée la porte romaine, on dépasse sur la gauche les ruines d'une fontaine ou nymphée avant d'arriver aux thermes: leurs belles salles ont gardé leurs pavements et leurs piscines. Les statues qui les ornaient sont désormais exposées au musée d'Antalya.

Sur la droite, on remarquera ensuite l'emplacement de l'agora:

ce marché était orné de colonnes formant un portique sous lequel étaient alignées les boutiques. On peut encore y voir les restes de quelques beaux chapiteaux.

Juste à côté de l'agora, se dresse encore la porte hellénistique, puissante construction qui garde l'accès de la voie à portiques: cette dernière impressionne le visiteur avec ses colonnes, qui, jadis, formaient un portique sous lequel, on imagine, s'ouvraient maisons ou boutiques. A son extrémité, l'arc de Demetrius et Apollonius livre accès à l'acropole que l'on atteint après avoir dépassé une fontaine; à gauche un sentier mène au gymnase qui montre des pans de murs encore bien conservés.

Sillyum

A 24 kilomètres de Perge, les vestiges de Sillyum dominant le village de Y ankôy, moins visités que ceux des autres cités antiques voisines, intéresseront cependant les passionnés d'archéologie qui pourront lui consacrer une heure. On prévoira de bonnes chaussures car le chemin qui y mène est assez rude, et un chapeau de soleil car l'ombre y fait défaut. Se méfier des éboulements de la falaise.

La porte de la ville, qui s'ouvre entre deux tours carrées, permet d'accéder à la ville basse dont les monuments datent pour la plupart de l'époque byzantine. La ville haute, qui lui fait suite, a surtout conservé une forteresse d'époque seljoukide et un très beau portique duquel on peut encore admirer les façades de maisons hellénistiques.

Aspendos

A 45 kilomètres à l'est d'Antalya et à 35 kilomètres de Perge, Aspendos un des plus beaux théâtres romains que l'on puisse voir. A ne surtout pas manquer.

Aspendos fut l'une des premières villes fondées en Pamphylie, puisqu'on sait Qu'au y siècle av. J.-C. elle appartenait aux Perses.Occupée par Alexandre, elle devint, comme ses rivales, une riche cité grâce à la domination romaine.

Le célèbre théâtre d' Aspendos se dresse encore presqu'intact à l'entrée du site. Construit au Ile siècle de notre ère, il pouvait contenir jusqu'à 20 000 spectateurs. L'ensemble est impressionnant: la scène, jadis revêtue de plaques de marbre, est fort imposante et les gradins qui lui font face, divisés en deux parties distinctes, sont surmontés d'une partie voutée formant une large galerie.

La ville elle-même est beaucoup moins intéressante mais on n'hésitera pas à y faire une promenade: rebroussant chemin vers l'entrée on reconnaÎtra les thermes, puis de là on se dirigera vers l'acropole. Des bâtiments de la ville, il reste quelques traces de l'agora et de ses boutiques, une fontaine de 15 mètres de hauteur et une belle bâtisse qui servit de basilique. Mais c'est surtout l'aqueduc situé au-delà de la porte nord qui mérite le coup d'œil; il apportait l'eau des environs à la cité et est encore fort bien conservé.

Side

Situé à 73 kilomètres d'Antalya, mais à 65 kilomètres seulement d'Alanya, Side n'est pas seulement un site mais c'est aussi une petite station balnéaire en pleine croissance. On pourra Gonc séjourner dans l'un des hôtels du village ou dans un des villagesvacances installés, un peu à l'extérieur, le long d'une agréable plage, ou tout simplement y déjeuner dans un des restaurants installés face à la mer.

Side appartint au royaume séleucide après la mort d'Alexandre le Grand et fut à cette époque réputée pour son marché d'esclaves. Devenue romaine, elle connut alors son heure de gloire avant de devenir un foyer important du christianisme. Elle sombra dans l'oubli après les nombreux raids arabes Qui la ravagèrent à partir du YII siècle.

Vaste cité admirablement bien située sur un promontoire, Side présente une physionomie très dispersée, ses monuments ayant été mêlés au cours des ans à la ville moderne. Une demi-journée est nécessaire pour visiter l'ensemble.

Une fois franchis la porte de la ville et les remparts d'époque hellénistique, aujourd'hui effondrés, la route continue vers le musée, dépassant une fontaine monumentale d'ou l'eau coulait jadis de trois grandes niches.

Le musee: cet ancien bain romain aménagé en musée mérite une visite pour les sculptures qui y sont exposées, et surtout pour les vestiges même des anciens thermes qui ont conservé leur sol de marbre.

Face au musée, l'agora, ou l'on peut imaginer le marché aux esclaves, était entourée de portiques dont il reste des fragments de colonnes. Des latrines publiques y furent aménagées contre le mur du théâtre.

A l'est du marché, un bâtiment restauré, le palais, retiendra l'attention: sa large cour entourée de galeries possède encore sur un côté les vestiges de trois salles décorées de colonnes de marbre. A l'intérieur, de nombreuses niches témoignent de la présence de statues, et dans la niche centrale fut retrouvé le buste d'un empereur romain. On suppose que cet édifice servait au déroulement de cérémonies publiques.

Jouxtant l'agora, le théâtre * * est sans conteste le clou de la visite: dans un excellent état de conservation, il est construit sur des arcades non adossées à la colline; celles-ci comportaient à l'origine deux étages, mais il ne subsiste plus aujourd'hui que leur partie inférieure. Les gradins pouvaient accueillir jusqu'à 20000 spectateurs, et de leur sommet on jouit d'une vue imprenable sur l'ensemble de Side.

La route traverse ensuite le village ou les véhicules sont interdits à la circulation. Les colonnes qui la bordent marquent le tracé de la voie antique qui menait du nord de la ville au port.

Chemin faisant, on remarquera les vestiges d'une église byzantine et les thermes du port avant d'arriver aux temples d'Athéna et d'Apollon: cet ensemble dédié aux deux divinités n'a conservé que les restes de colonnes et des chapiteaux de styles ionique et corinthien qui les coiffaient, la plupart des matériaux ayant été réemployés pour la construction d'une église à l'époque chrétienne.

On terminera la visite de Side par le temple de Men, étrange construction que l'on atteint en suivant le bord de mer et qui fut érigée en l'honneur du dieu anatolien de la Lune.

Termessos

Située ci 34 kilomètres d'Antalya en direction de Burdur, la montagne a su ici préserver son caractère farouche ci l'image des Pisidiens qui fondèrent l'antique Termessos. Même Alexandre le Grand ne put les asservir véritablement... Alliée de Rome cependant, la cité connut son apogée au cours des Ile et IIIe siècles après J .-C.

En raison de la chaleur, il est recommandé d'effectuer la visite des ruines le matin de bonne heure, puis de continuer vers Kemer ou l'on pourra déjeuner. Se munir de bonnes chaussures (broussailles, caillasses).

Une petite route vous mènera au site depuis la route principale via le village de Korkuteli.

Dans un cadre naturel de toute beauté, Termessos s'annonce dès la route par une porte qui devait en être l'entrée principale.

Derrière le parking, on pénètre ensuite dans la ville proprement dite.

La voie royale, assez effacée, qui s'ouvre devant le visiteur le mène jusqu'au gymnase après avoir dépassé les restes d'une porte qui, semble-t-il, surveillait les entrées vers la ville haute.

En suivant la voie royale, diverses constructions retiennent l'attention: une maison, des citernes, etc.

En prenant sur la gauche, on dépasse ensuite un portique appelé la stoa d'üsbaras, derrière lequel s'étendait l'agora, et on débouche sur le théâtre * *. Celui-ci constitue l'œuvre maÎtresse de Termessos: petit mais joliment situé dans son cadre naturel, il fut construit sous l'occupation grecque puis remanié par les Romains.

Au sud du théâtre, le bouleuterion, reconnaissable ci ses hauts murs et ci ses gradins, jouxte les temples de Zeus et d'Artémis.

Rebroussant chemin vers la voie royale, on se dirigera vers la nécropole, fort impressionnante avec ses tombeaux et ses sarcophages bouleversés par le temps et les tremblements de terre. Ne pas hésiter ci grimper en haut de la colline pour bénéficier d'une vue imprenable sur le site et la région.

Kermer

A une quarantaine de kilomètres d'Antalya, ce charmant village en plein développement touristique, séduira pour quelques temps encore, du moins faut-il l'espérer, ceux que l'agitation des grandes stations balnéaires effraie. Blottis au pied de la montagne et protégés par des pins, le village et ses récents villages-vacances longent une belle plage qui n'a pas été défigurée par le tourisme de masse: bien que l'essor de cette station ne fasse aucun doute, le cadre naturel y est respecté. Ceux qui n'y séjourneront pas, se contenteront d'y déjeuner mais ne manqueront pas de se baigner dans les eaux bleues de la Méditerrannét" et de profiter des plaisirs d'un farniente tout ci fait contemporain...