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PAMUKKALE
Situé ci 17 kilomètres de Denizli, la grande ville la plus proche, le « Chateau
de Coton », ainsi qu'il se nomme, est une merveille de la nature: c'est ici
en effet qu'une source jaillissant de terre ci 45° a déposé au cours des siècles
les importants sédiments qu'elle transportait, créant ci flanc de colline, des
cascades immaculées, formant de gigantesques vasques dans lesquelles l'eau se
dépose et prend la couleur du ciel...
Grande attraction touristique, Pamukkale est bien reliée par dolmus depuis
Denizli, ci laquelle il est aisé d'arriver en autocar depuis Izmir, Kusadasi,
Istanbul, Ankara, Konya, Antalya, etc.
Le train peut être un excellent moyen d'atteindre Denizli depuis Istanbul
grâce au train de nuit « Pamukkale Ekspresi »qui relie les deux villes en 14
heures. Plusieurs trains quotidiens assurent également le trajet entre Denizli
et Izmir.
Pamukkale, c'est aussi Hièrapolis, la «ville sainte»,
cette antique cite dont les vestiges temoignent comment, dans l'Antiquite dejà,
des malades venaient ici dans l'espoir de guerir au contact des eaux.
Elle fut fondee par un roi de Pergame au IIe siècle
av. J .-c., mais ce sont les Romains qui lui apportèrent la prosperite. Detruite
plusieurs fois au cours de violents tremblements de terre, elle fut reconstruite
et devint dès le Ile siècle de notre ère une importante ville thermale avant
de devenir un evêche sous l'Empire byzantin.
Il faut séjourner à Pamukkale pour en apprécier tout le charme, aller se
promener au bord des vasques lorsque les rayons du soleil couchant les teintent
de couleurs chaudes et que les cars de touristes pressés ont déjà rejoint leurs
hôtels...
Au printemps, Hiérapolis prend des allures romantiques avec ses minuscules
anémones qui parsèment le site de fraÎches touches de couleur...
Pamukkale n'est pas un lieu ou l'on passe; il faut y prendre son temps et
apprécier le décor somptueux que la nature nous a offert.
Ici d'agréables hôtels, dont certains possèdent des piscines alimentées en
eau de source, accueillent les voyageurs qui prennent la précaution de réserver
leur chambre, car, en plein été, il est bien rare de trouver à se loger ici
sans réservation préalable.
Après s'être repu du spectacle qu'offre le Château de Coton, on se consacrera
à la visite de la ville antique.
Ce sont d'abord les thermes qui retiendront l'attention; une bonne restauration
permet de reconnaÎtre les différentes salles qui le composaient; les plus grandes
abritent un petit musée.
En sortant des thermes, on dépassera une basilique chrétienne, avant de suivre
sur la gauche une large voie jadis bordée de colonnes, puis on s'arrêtera sur
la droite afin de voir les vestiges du temple d'Apollon, le sanctuaire le plus
vénéré de la ville. Juste derrière, le théâtre a conservé ses gradins: on y
a relevé de magnifiques reliefs qui sont exposés au musée.
Un chemin à droite mène au martyrium de saint Philippe, érigé au ye siècle
afin de protéger la tombe du saint homme.
De retour sur la voie à portiques, on continuera à se promener dans le champ
de ruines tout en remarquant les vestiges des remparts byzantins, jusqu'à la
porte de Domitien.
On accède ensuite à la nécropole qui est, sans aucun doute, la curiosité
principale de Hiérapolis: la plupart des sépultures y sont magnifiquement bien
conservées.
AUX ENVIRONS
- Denizli : il n 'y a, à proprement parler, rien à voir dans
cette ville si ce n'est son bazar; mais elle pourra se révéler une étape accueillante
grâce à ses nombreux hôtels, si tous ceux de Pamukkale affichent déjà «complet».
- Laodikya : à 3 kilomètres sur la route qui mène de Pamukkale à Denizli,
les amateurs de vieilles pierres ne manqueront pas de se rendre sur le site
de l'antique Laodicée du Lycium, fondée par Antiochos Il au cours du Ille siècle
avant J .-c.
Devenue propriété du royaume de Pergame, elle passa ensuite sous contrôle
romain et se développa économiquement d'une façon prodigieuse, devenant une
des villes les plus dynamiques de l'empire d'Anatolie. Détruits par un tremblement
de terre, ses monuments attestent cependant encore aujourd'hui de la prospérité
de la ville: on reconnaÎtra parmi les blocs qui gisent à l'abandon, l'emplacement
d'un stade, les vestiges des thermes et ceux d'un gymnase et un nymphée.
Plus au nord du champ de ruines, on remarquera deux théâtres dont l'un seulement
a conservé quelques gradins.
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