SILIFKE
Au bord de la Méditerranée, la ville, dominée par une imposante forteresse,
n'est guère visitée, ce qui est fort dommage car ses environs il eux seuls méritent
qu'on s'y attarde.
Silifke est reliée par autocar il Mersin, Alanya, Antalya et Konya
et par bateau il l'Île de Chypre. Les dolmus desservent la plupart des environs.
Elle fut dans l'Antiquité Seleucie, la ville fondée par Séleucos I en 290
av. J .-c., mais c'est surtout sous ('occupation romaine qu'elle se développa,
puis sous Byzance qu'elle devint une ville de pèlerinage. La petite histoire
raconte comment Barberousse se noya dans la rivière qui traverse la ville alors
qu'il rejoignait la Ille croisade en 1190.
La citadelle, d'époque plus récente, fut érigée par les rois de la petite
Arménie qui s'y installèrent au XIIe siècle.
Une journée de visite suffira pour avoir un aperçu de la ville et de ses
proches environs.
Un peu il l'extérieur de la ville, le musée Archéologique présente des collections
de monnaies hellénistiques et des mosaÏques ainsi qu'une intéressante collection
ethnographique.
La citadelle médiévale, accrochée il la colline, fut léguée par les rois
d'Arménie aux Hospitaliers qui la leur rendirent avant que les Turcs ne s'en
emparent au XIIe siecle. Elle a conservé ses belles salles voûtées.
AUX ENVIRONS
- Kizkalesi: il 27 kilometres de Silifke sur la route de Mersin, le château
de Korigos mérite le détour; il se dresse dans une région splendide face il
une mer de rêve: construit au XIIe siecle par un prince arménien, il fut ensuite
occupé par les Turcs. Deux enceintes entouraient la forteresse, protégeant l'intérieur
ou l'on peut encore voir trois églises.
Presqu'en face, une petite Île abrite un autre château, le Kizkalesi, que
l'on atteint en louant une barque sur la plage: la balade en bateau est agréable
et la promenade dans le château tres romantique.
- Tasucu: à 8 kilometres de Silifke, c'est de ce joli petit port que l'on
embarque pour l'Île de Chypre.
- Uzuncaburc: c'est sans aucun doute l'une des curiosités les plus importantes
de la région. A 28 kilometres de Silifke, l'antique O/ba était une cité-temple
dédiée à Zeus Olbius et dirigée par des prêtres, les Teucrides. Les Romains
la baptiserent Diocaesarea au 1er siecle ap. J.-C. et la ville se développa.
Aujourd'hui, cette curieuse cité a conservé son théâtre, dont on peut encore
voir une partie de la cavéa, son temple de Zeus avec ses colonnes et celui de
Tyché. Non loin de là se trouvait la nécropole, célebre depuis l'Antiquité.
La ville constitue une excellente étape pour ceux qui souhaitent visiter
les bords de la mer Noire avant d'aborder le centre et l'est du pays. Peu touristique,
elle a conservé un certain charme, mais elle ne possede pas vraiment suffisamment
de curiosités pour mériter beaucoup d'attention.
Quelques monuments d'époque seljo.ukide intéresseront cependant les amateurs;
la mosquée Alaeddin érigée en 1214 et, juste à côté, l'ancienne école coranique
Alaiye qui abrite désormais un petit musée ou sont exposées des icônes, et la
citadelle, dont on remarque encore la tour qui se dresse non loin du port.
- Alahan : cet ensemble monastique construit dans une splendide région montagneuse
séduira aussi bien les amateurs de vieilles pierres que les amoureux de la nature.
Deux églises le composent; l'église des Evangélistes et l'église de l'Est.
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